Produire pour répondre à la demande mondiale
L’exploitation de la famille Dietrich ne passe pas inaperçue dans le paysage idyllique de la petite ville canadienne de Lucan, située au sud-ouest de l’Ontario. Créée en 1952, cette exploitation aux débuts modestes s’affirme désormais comme une exploitation agricole florissante, active sur le plan international. Une réussite qui s’explique notamment par une grande adaptabilité empreinte d’une passion inconditionnelle de l’agriculture et d’un goût prononcé pour l’innovation.
Les débuts
Hugh, Krista et leurs trois fils Eric, Grant et Jake sont actuellement à la tête de l’exploitation. Epaulés par quatre salariés, dont deux à temps partiel, ils forment une équipe dimensionnée pour réussir. La production de cultures de vente, telles que le maïs, le soja, le sarrasin, le blé et l’orge d’hiver, constitue l’activité première de l’entreprise familiale. À cela s’ajoute la réalisation de travaux agricoles en sous-traitance.

Les terres du sud-ouest de l’Ontario sont très hétérogènes. Les limons argileux majoritaires sur l’exploitation constituent un atout pour l'implantation de cultures comme le blé, dont le cycle de développement s’établit autour de 100 à 104 jours. Pour le travail du sol et la protection des cultures, les technologies HORSCH donnent le ton. Les parcelles et les capacités de stockage se sont agrandies au fur et à mesure et s’étendent désormais dans un rayon de 60 km autour de la ferme familiale d’origine.
Expansion
Alors que l’exploitation ne bénéficiait initialement que d’une capacité de stockage limitée d’environ 5 500 t de céréales, les capacités s’étendent sous l’effet de besoins grandissants. À coup de rachat et de défrichage, la famille Dietrich agrandit également son exploitation en multipliant le nombre d’hectares de terres arables. Une croissance qui implique une évolution significative de l’infrastructure. En 2024, le silo en béton d’origine est modernisé avec la mise en place de convoyeurs. En 2018, un second silo en béton d’une capacité de 15 500 t est installé tandis qu’un nouveau hangar vient renforcer les capacités de stockage à hauteur de 6 500 t. Aujourd’hui, l’exploitation dispose d’une infrastructure pouvant stocker jusqu’à 54 000 t de grain.
Rotation diversifiée
La famille Dietrich mise sur la diversification de sa rotation. Le maïs, le soja et le blé, majoritaires, sont complétés depuis peu par l’orge d’hiver et le sarrasin. Une nouvelle configuration qui s’avère bénéfique, avec de bons résultats obtenus dès la troisième année.

La succession des travaux est clairement définie. La récolte des orges d’hiver débute la première semaine de juillet et est suivie par le déchaumage nécessaire à l’implantation du soja en semis direct. Afin de contrebalancer les conditions souvent très sèches post récolte, du lisier de porc est épandu sur les chaumes. Les résultats obtenus sont impressionnants : la famille Dietrich atteint régulièrement des niveaux de rendement de l’ordre de 2 à 2,7 t/ha en orge, qui constitue la deuxième récolte de l’année.
Forts de cet itinéraire technique éprouvé en orge d’hiver, les Dietrich saisissent l’opportunité de la double culture. Ils implantent désormais du sarrasin juste après la moisson des orges d’hiver. Une culture qui n’a pas été choisie par hasard puisqu’elle vise un marché bien spécifique : la production de farine sans gluten destinée à l’Asie du sud-est et au Japon plus précisément.
La réussite des semis de sarrasin repose sur l'utilisation du déchaumeur HORSCH Joker RX40 de 12 m de largeur. Un outil que les Dietrich plébiscitent : « Le Joker nous permet d’incorporer les chaumes de blé lors d’un premier passage. Ensuite, nous semons le sarrasin à la volée puis nous l’incorporons lors du deuxième passage avec le Joker. » La famille Dietrich mise sur l’achat de semences sans OGM pour le soja et le sarrasin. Une stratégie qui s’avère payante au regard de la dimension internationale qu’a pris l'activité de l’entreprise : 1 000 containers sont exportés chaque année.

Il va sans dire que la famille Dietrich bénéficie d’un atout logistique de taille par la proximité de l’exploitation avec les ports de commerce de Goderich, Sarnia et Hamilton. La frontière avec les Etats-Unis, située à une bonne heure de route, constitue également une aubaine en matière de potentiel de commercialisation. Des débouchés complétés par des clients régionaux situés à une heure de route, à l’image des usines de production d’éthanol à partir de maïs mais aussi des moulins et aplatisseurs pour la nutrition animale. L'exploitation familiale Dietrich développe ainsi une activité diversifiée répondant à la demande internationale, tout en satisfaisant les besoins nationaux.
Sécheresse et drainage
La saison 2023 ne fut pas sans difficulté. Après un mois de mai très sec, jusqu’à 600 mm de pluie sont tombés en l’espace de 30 jours, inondant les parcelles à partir du 12 juillet. Comme de nombreuses exploitations de la région, l’exploitation Dietrich bénéficie fort heureusement d’un système de drainage efficace. Les drains y sont espacés tous les 6 m (installation dernière génération) et 12 m (installation plus ancienne). Par ailleurs, « l'effet de lac » caractéristique de cette région se traduit par l’existence d’un microclimat particulièrement bénéfique à l’agriculture.
Le partenariat avec HORSCH
Les outils de la marque HORSCH jouent un rôle fondamental dans la réussite de l’exploitation. Qu'il s’agisse du Joker RT, du Joker RX ou des deux pulvérisateurs Leeb, ces machines ont transformé les méthodes de travail, tout en augmentant les débits de chantier. Et le partenariat ne se cantonne pas aux outils : les relations entre la famille Dietrich et HORSCH s’enrichissent sans cesse à travers des demandes d’améliorations techniques répondant aux besoins du terrain. Une philosophie gagnant-gagnant, qui traduit précisément cette passion commune de l’agriculture.
Le partenariat a débuté avec l’acquisition du HORSCH Joker RT, remplacé par la suite par le modèle RX40 en 12 m de largeur. Ces outils sont parfaitement dimensionnés à la stratégie culturale de l’exploitation : ils réduisent le travail du sol tout en gérant les résidus de récolte de manière efficace. Les Dietrich sont absolument satisfaits du Joker RT, tant sur le plan du débit de chantier que du confort de conduite sur route. Des atouts techniques incontestés qui vont de pair avec la qualité de l’accompagnement des personnels techniques basés en Ontario et de l’ensemble de l’équipe HORSCH de la filiale canadienne.

« Le système de fixation équipant le Joker permet de changer simplement de rouleau en conditions sèches. Nous pouvons ainsi travailler de manière ciblée en nous adaptant aux conditions tout en maintenant l’humidité dans le sol. Nous obtenons un lit de semence de parfaite qualité. Côté repliage et transport sur route, le Joker n’a pas d’équivalent sur le marché. Le modèle Joker RX est l’allié parfait de notre stratégie culturale visant la réduction du travail du sol. Il assure un mélange intensif et le paillage des résidus post récolte tout en apportant des avantages agronomiques en matière de préservation des sols.»
L’augmentation des niveaux de rendement et les améliorations génétiques obtenues sur les variétés de maïs génèrent une quantité plus importante de résidus. Une problématique que les Dietrich apprennent à gérer grâce à une astuce : « Nous ne retirons pas les mottes de racines. Nous misons sur la découpe et l’incorporation dans le sol afin de favoriser leur décomposition en stimulant l’activité des micro-organismes à l’automne. Au printemps, nous semons directement dans les parcelles travaillées à l’automne. La préparation du lit de semence en TCS est le prérequis idéal pour nos semis de printemps, nous concilions ainsi travail du sol et semis direct. »
La famille n’émet aucun doute sur la pertinence de sa stratégie : « La réduction du travail du sol sur notre exploitation a coïncidé avec l’augmentation de 10% de la surface dédiée au soja, associée à des rendements plus élevés. Avec l’augmentation de la qualité des cultures, nous avons pu réduire les densités de semis, ce qui se reflète positivement sur le résultat de l’entreprise. »

L’exploitation Dietrich compte parmi les premiers clients des automoteurs HORSCH Leeb dans l’Ontario. Une technologie découverte avec un grand enthousiasme lors de l’édition 2015 de l’Agritechnica. C’est pour le moins excitant de travailler avec un automoteur de marque européenne sur le sol nord-américain ! Un épisode que les Dietrich rappellent volontiers : « Nos liens privilégiés avec la direction de la filiale HORSCH au Canada nous ont permis d’en savoir plus sur la technologie des automoteurs Leeb. Nous avons eu la chance d’être mis dans la confidence alors que tout était encore très secret. La technologie de rampe et les volumes de cuve nous ont naturellement beaucoup impressionnés. »
L’adaptation de la garde au sol permettant un dégagement sous bâti important, le système de circulation dans la rampe ainsi que le remplissage ont absolument convaincu la famille Dietrich. « Nous nous réjouissons que les produits HORSCH soient désormais disponibles à l’achat en Ontario. Ces outils sont tout à fait adaptés à nos exigences et aux pratiques de notre exploitation, tant en matière de réduction du travail du sol que de protection des cultures. »
Hugh Dietrich est particulièrement satisfait des modifications apportées par l’équipe technique HORSCH sur les machines afin de les adapter aux exigences locales: « HORSCH a été à l’écoute de nos propositions et a réussi à les mettre en œuvre rapidement. La communication entre le fabricant et le client a été directe. Les adaptations ont été réalisées sans problème. »
La famille Dietrich ne tarit pas d’éloges sur la fiabilité d’utilisation de leur automoteur : « Le traitement des maïs en début de floraison représente une part importante de nos campagnes fongicides. L’automoteur Leeb est selon nous le meilleur du marché et remplit toutes nos exigences. Sans compter que la qualité du service après-vente des équipes a dépassé toutes nos attentes. »

Stratégie de semis
Afin de renforcer son parc machines, l’exploitation familiale réfléchit actuellement à l’achat d’un Maestro : « Nous sommes en phase avec de nombreux aspects de la philosophie de la gamme Maestro. » Si l'on compare les itinéraires culturaux de l’Ontario avec ceux des Etats-Unis, le constat est sans appel : « Les agriculteurs sont clairement influencés par le modèle américain. Tandis que la majorité des exploitations américaines recourent à la fertilisation liquide au semis, nous appliquons pour notre part des engrais solides grâce à une remorque que nous combinons avec notre semoir à maïs et ce, depuis 1997. Nous sommes clairement gagnants, en temps comme en argent puisque les concentrations utilisées pour les engrais solides sont plus élevées. » Lorsque les Dietrich sont interrogés sur les semoirs à maïs de marque européenne, leur avis est sans équivoque: « Le Maestro dispose de nombreux avantages pour le marché en Ontorio. Si nous nous décidons à acheter un nouveau semoir à maïs, nous opterons sans hésitation pour un modèle HORSCH Maestro. »
Des perspectives pour l’avenir
Hugo Dietrich et son fils sont intimement persuadés qu’il est nécessaire d’organiser et planifier l’avenir : « Nous sommes fiers de maintenir notre compétitivité à l’échelle de notre entreprise. Notre équipe est très réduite. Il faut donc utiliser de l’huile de coude en hiver. Et compter également sur une organisation et une communication bien rodées, et la fiabilité des machines HORSCH. »
La nouvelle génération se projette déjà pour construire l’avenir de l’exploitation : « Nous souhaitons améliorer la qualité de nos terres tout en augmentant les surfaces afin de pouvoir les transmettre à nos enfants. »